Ce titre n’a pas été choisi parce que cet article serait l’occasion de vous raconter mon rêve idéal ! C’est le nom du dernier appareil argentique dont j’ai fait l’acquisition cet été et qui m’a donné l’occasion de faire de la photo sur du film de ma propre fabrication.

D’après mes recherches sur internet, ce folding, datant du début du 20ème siècle et dont j’ai fait l’acquisition à Nantes fin juillet auprès du brocanteur de la place Sainte Croix (les initiés connaissent bien!), est nommé Le rêve ou encore Le Rêve Idéal.

Il n’est pas aisé de trouver des informations sur ce folding en particulier mais il semble qu’il ait été fabriqué par la société E. Girard & A. Boitte à une date située entre 1902 et 1907 et disponible par souscription d’après ce type d’annonce :

Non seulement l’objet est très beau et en bel état, mais il est surtout parfaitement fonctionnel ! Il peut être utilisé avec du plan film 9×12 mais également de la pellicule : le seul hic c’est que le format de la pellicule en question n’est plus produit. Là encore les informations disponibles restent assez rares.

J’ai donc décidé de fabriquer mon propre film, en utilisant du papier washi préalablement rendu photosensible grâce à l’émulsion FOMA. On procède assez simplement : en chambre noire, du papier washi préalablement coupé au format voulu est enduit d’émulsion. Une fois l’émulsion couchée sur le papier, ce dernier est mis à sécher, dans le noir, suspendu sur le fil à linge. Il ne faut pas que les feuilles soient en contact les unes avec les autres : à défaut, elles vont se coller et seront inutilisables).

Le support doit faire 12 cm de haut : j’ai donc scié deux supports de film 120 pour les assembler et obtenir la bonne longueur. De la même façon, j’ai utilisé deux papiers protecteurs de film 120 pour n’en faire qu’un seul. En chambre noire, j’ai bobiné mon papier émulsionné sur le support.

Voici le résultat de mes premiers tests :

Les négatifs font 8×10 cm et j’ai pu réaliser 6 photos par film ainsi fabriqué.

En chambre noire, j’ai réalisé des positifs par contact que voici :

Comme le papier washi n’est pas parfaitement plat, les positifs obtenus par contact peuvent manquer de détails, alors même que ces derniers sont bien présents sur le négatifs. Cette partie est à améliorer.

J’ai également de tirer deux photos à partir de ces négatifs :

Je dois dire que l’enthousiasme était à son comble devant les résultats obtenus ! Cela me donne pleins de nouvelles idées !

N’hésitez pas à me dire si vous avez vous-mêmes tenté ce type d’expérience !

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