
Photographe autodidacte, j’ai commencé la photographie avec le numérique comme la plupart des personnes de ma génération. La lassitude du temps passé devant un écran, que ce soit à la prise de vue ou encore en post-traitement, m’a conduit à l’argentique.
Avec la découverte du film est venu celle du tirage, puis des procédés anciens ou alternatifs et c’est finalement toute ma pratique photographique qui s’en est trouvée revisitée. L’argentique m’a permis de trouver un mode d’expression plus personnel, qui nécessite du temps : je développe mes pellicules moi même et procède au tirage en chambre noire. La découverte et la construction de l’image ne se font pas dans l’immédiateté. C’est une sorte de respiration ! Le recours à des procédés alternatifs est aussi l’occasion de travailler de mes mains en fabriquant moi même des appareils et accessoires : sténopés en bois, afghan box (appareil photographique proche de la chambre, mais qui contient en son sein un labo), ou encore insoleuse.
Membre de l’association Aléa Club
Membre du collectif ASA (les Amis des Sels d’Argent)